Préambule: La Rencontre des 2 mondes

  B onjour , tout d'abord je me présente succintement je suis Lionel, on m'appelle aussi parfois Bob, je suis ingénieur qualité en i...

vendredi 30 octobre 2026

Episode 2: Decir Adios ... es crecer

 Dire adieu, c'est grandir
d'après une chanson de Gustavo Cerati, rockeur argentin et ex-membre du groupe Soda Stereo.
Adios ... a écouter ici


Encore un retour en arrière, mais après je vous promets qu'on va voyager tous ensemble du coté de la Cité Blanche, la ville, ses coutumes, ses particularités, les curiosités , et les différentes péripéties d'un Bob qui défie les Zens... 

Parce que ce n'est pas que je sois un grand nostalgique, mais avoir effectué toute une chrysalide en seulement quelques jours, c'est aussi quelque chose.

Et oui c'est ça de ...
 Partir un jour, sans retour, effacer notre amour, sans se retourner, ne rien regretter, garder les instants qu'on a volé ... (Et hop ça y est vous avez un standard des années 90 dans la tête avec les paroles guimauves et la chorée délurée des 2Be3 dans la tête, c'était gratuit et complètement délibéré, toujours généreux le Bob!)

Allez et si vous ne connaissez toujours pas, branchez vous sur ce lien. 

 Le Bob qui quitte la zone c'est ça: 
   (o) Quitter son travail le Mardi, les collègues mais aussi la Tour de l'Abîme
   (o) Laisser partir ses cartons le Mercredi
   (o) Vider l'appart le Jeudi
   (o) Laisser les clés de l'appart et de la voiture le Vendredi
   (o) Et enfin, le Lundi, un grand périple de plus de 12h en avion...

Si je vous ai d'ores et déjà raconté la dernière étape de ce Pentathlon atypique, je m'en fais vous raconter les épreuves d'avant.

 Mardi 28 Juillet: Elvis has left the building

Je ne vous le cache pas, et c'est sans aucune lèche que je le dis avec le recul, c'est bien celle là l'étape qui fut la plus douloureuse.



          En tout cas, j'aurais été productif jusqu'au bout, fait rare, et aussi parce qu'on était en comité un peu plus restreint, on a même fait un vrai scrum, d'habitude on fait ça devant notre PC avec notre café et notre casque, aussi parce qu'il y a toujours un coéquipier en distant (quoique c'est arrivé de le faire ainsi alors qu'on était tous à la tour...) , donc on s'est livré au rituel classique ... qu'est ce qu'on a fait la veille, qu'est ce qu'on fera demain etc..., avec Maciej et Antonio dans l'espace cafet, avec les croissants, je ne pouvais quand même pas partir sans payer ma tournée.

          Puis petit à petit j'ai dit au revoir à un petit peu tout: à IntelliJ, à Git, à Jira, à Teams ... et même au PC Pro, parti en wipe à la fin de l'après-midi. Pour les collègues, il y en a pas mal que j'ai croisé, d'autres aussi que j'ai dû quitter un peu avant. Parce qu'évidemment ce qui est délicat d'un départ fin Juillet, c'est que la moitié sont déjà partis en vacances. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai fait un pot en 2 fois ... drôle d'organisation, mais je ne pouvais pas avoir tous les collègues avec qui j'ai aimé travailler en une seule fois. Donc les derniers aveux se feront au bar plutôt qu'à l'IT Bar.

        J'ai quand même gardé mon clavier, ma souris et mon sac à dos, j'ai d'ailleurs un ancien PC de la boîte avec lequel je vous écris^^. 

        Encore un grand merci à tous ceux qui m'ont accompagné dans cette grande aventure qu'était Axway, 20 ans avec trop de belles choses à raconter, mais là il faudrait ouvrir d'autres blogs. En tout cas la vraie fin de cette aventure là était au Forum, au pied de notre ancienne tour, avec notamment Captain Maciej et l'incontournable ZZ Zubizaretta a qui je dois encore l'amour de ces contrepèteries qui sont le tout de mon cru. Et je salue au passage tous ceux qui étaient là au premier tour.

        La bière m'a évité d'être trop émotif et de partir sans trop réaliser que j'ai laissé 20 ans de carrière derrière moi. Dernier au revoir ou début d'une longue pause qui se finira un jour, ça, au jour d'aujourd'hui (si je puis me permettre cette formule pléonasmique) , je suis encore incapable de statuer.

        Je n'ai pas regardé en hier, je n'ai pas hésité à emboiter le pas, et pourtant, vous le savez, Bob hésite.

       Est-ce que ça me fera drôle le lendemain, quand j'aurais enfin réalisé... en fait je n'aurai même pas le temps. L'agenda est chargé jusqu'au jour du vrai départ.

Mercredi 29 Juillet: Carton plein

     Et quand je dis que c'est chargé, c'est qu'à partir de ce point, il n'y aura plus vraiment de repos. Ca commence à 9:00 avec le camion de déménagement qui va emporter toutes les petites affaires qui partiront aussi voir les paysages andins, et même si on visait "petit", on va emporter quand même la bagatelle de 60 cartons, parce que ça, même si je ne suis pas expert en déménagement, ça va une vitesse impressionnante: même après avoir bien trié les livres il en reste quelques étals, surtout les livres d'ailleurs, Emma et sa collection complète des "Mortelle Adèle", mes 15-20 BD des Schtroumpfs (mon péché mignon) n'en sont qu'une petite partie ... en fait c'est surtout les livres de madame, sur le tourisme, sur l'art, sur Paris etc... qui ont la part belle. 

    On va rajouter une imprimante, un vélo, quelques vêtements, 2 valises qui ne partiront pas avec nous, 2 ou 3 meubles, et aussi toutes les peluches d'Emma, et on a quelque chose comme 5m3 à faire partir, mine de rien.

    Le camion n'arrivera qu'à 10h, mais en attendant, il y a de l'effervescence, on emballe ce qu'il reste à emballer, on cherche à caser dans les valises ce qu'il reste, mieux je me suis retrouvé à acheter quelques valises supplémentaires en urgence, on veut être sur de ne rien oublier d'important.



  Il est environ 13h lorsque le camion repart vers de nouvelles aventures, et donc nos 5 mètres cubes qui vont s'embarquer, eux aussi, vers un long périple (qui continue toujours pour l'heure, ça aussi sera une belle histoire à vous raconter ... soon come).

  Reste à faire avec le reste, et là on va compter sur quelques amis, Tatie en particulier, l'ancienne nounou d'Emma, qui aura un rôle assez central.

Jeudi 30 Juillet: Le grand vide !

  Tout d'abord une bonne nouvelle que j'ai reçu quelques jours avant le grand tohu-bohu, la future propriétaire propose que je laisse quelques meubles, ce sera ça de moins à bazarder. Mais la mission est simple d'ici Vendredi matin. Vider chaque pièce, chaque placard, chaque tiroir, ne rien laisser de personnel, et la question qu'on se sera posé 180 fois: ça part ou ça va à au rebut. 

   Cette mission va commencer le Mercredi, juste après le départ du camion. Et c'est là qu'arrive Tatie pour nous prêter main forte. Elle va aussi récupèrer aussi beaucoup de choses. 

    Je précise que je n'ai pas compté entre Mercredi et Jeudi: 
  • les aller-retours au local poubelle ou à la déchetterie
  • le nombre d'étages montés et descendus
  • les aller-retours à la maison de Tatie (heureusement pas bien loin)
  • les litres de sueurs émis
  • la quantité de babioles qui ont ainsi quitté la maison.
   Evidemment pour ce qu'on a gardé on avait une autre équation: il faut que ça tienne dans les valises, en volume et en poids. D'où les achats de valises, sinon on n'y arrivait pas.

     Du coup j'ai aussi oublié le nombre d'heures passées à jouer au Tétris.

    Le Mercredi soir, on s'offre déjà une pause bien venue: Tatie, elle aussi Péruvienne, nous propose de nous détendre autour d'un bon Aji de Gallina, un plat péruvien typique, à base de poulet arrosé d'une sauce jaune épicée et généreuse. Ca fait du bien une bonne pause.

       



    Mais le jeudi matin, ça reprend là aussi vers 8:30-9:00, j'avais donné rendez vous à une équipe de ramassage des électro-ménagers, ça permet de se débarrasser proprement des gros électro-ménagers, qui iront dans des collectes appropriées (je suis un peu écolo par moment). Ca évite surtout de s'esquinter le dos à les sortir soi-même ... et surtout c'est gratuit ! ( jedonnemonelectromenager.fr) 

    Quelques petits bémols sur l'opération, ils sont arrivés un peu en retard et m'ont ouvertement engueulé quand ils ont vu que l'arrivée d'eau et l'évacuation du lave-linge n'étaient pas débranchés. Du coup le lave-linge est resté, pas grave.

    Pendant ce temps là l'opération se poursuit, on aura aussi un coup de main de Souad, notre aide ménagère, qui va aussi récupérer un paquet de choses. 

      Le jeudi en milieu d'après-midi, les dernières valises sont remplies, les pièces déjà bien vidées. Nous décidons le procéder en 2 fois pour emmener les choses à l'hotel, un premier voyage que je fais seul avec un max de bagages que je laisse à la bagagerie, et un deuxième qu'on fera ensuite, en famille et avec les bagages qui n'auront pas pu aller dans le premier voyage. Encore du sport.

    En début de soirée on attend le mari de Souad avec son camion pour débarquer leur partie des choses, et on peut enfin partir.

    Il est 21h quand on part avec le reste des bagages direction l'hôtel à Roissy, où on va forcément bien dormir.

 Vendredi 31 Juillet: Il ne reste plus que le reste

   Et pour le Vendredi, encore un grand jour au niveau des émotions.
   
   Encore une fois ça commence tôt, j'ai rendez-vous à 8h45 chez moi ... ou ce qu'on appellera chez moi pour encore quelques heures. Je pars seul, je laisse Madame à la chambre avec les filles.

   Au programme un dernier état des lieux avec relevé des compteurs électricité/gaz. Un peu stressant comme exercice, mais tout va bien. J'en profite pour voir si il ne reste pas 2-3 trucs à la maison que je n'aurais pas ramassé. 

  A 10h c'est le rendez-vous avec le notaire. Petit malaise quand il me demande où est Madame , mais j'explique que j'ai préféré les laisser à l'hôtel, compréhensible avec un petit ange de 8 mois à peine. 

  Le notaire trouve vite une solution pour que Madame puisse signer numériquement les papiers. La technologie nous sauve.
   De là il fait son travail, énumère l'acte de vente pendant que je m'amuse avec les 4 trousseau de clés pour garder de mon côté les porte clés et les clés qui ne sont pas de la maison.

 Il est 11h30 quand la transaction est actée. Me voilà sans maison, mais forcément avec beaucoup d'espoir.

 Je retourne à Roissy et on déjeune en famille dans un resto de Sushis (Sushi Way) à Aeroville, à 1 km de l'hôtel. Un de ces resto marrants avec une sorte de train qui amène les plats, il y en a un aussi à la Défense, à tester, c'est assez chouette, et la qualité des plats est assez correcte.

 De là, il faut tout de même que je retourne à Herblay pour laisser la voiture. 
 Là aussi c'est une formalité, mais il faut savoir certaines choses si vous avez une voiture en LOA: 
 - Oui, vous pouvez la restituer même si le véhicule n'est pas en fin de contrat (ça m'aura éviter de m'embarasser avec une vente!)
 - Dans ce cas, les indemnités peuvent douiller dans le cas où vous ne reprenez pas de voiture derrière, la douloureuse est calculée en prenant en compte une valeur supposée du véhicule, et représente le manque à gagner potentiel de la concession par rapport à une reprise à terme ... mais pour faire simple et ne pas avoir mal à la tête, ça revient à verser peu-ou-prou l'équivalent des loyers manquants ... je ne donnerai pas de chiffres, mais ça fait mal au slip. 

   Donc si vous projetez d'abandonner du jour au lendemain une voiture en LLD, faites en sorte que ce soit à la fin ;)

 Et de là, me voilà débarrassé de toutes mes clés, et je vais devoir faire avec un taxi (Bolt) pour revenir à l'hôtel, débarrassé de toutes mes attaches, enfin presque toutes. Au moins, je vais pouvoir me reposer quelques jours, et en famille surtout.



La bise à tous, et à très bientôt pour la suite de mes aventures.

         







  

mardi 13 octobre 2026

Episode 1: Le jour le plus long



Lundi 3 Août 2006









Commençons cette aventure avec de l’action, et soyons plus fort que Jack Bauer , plutôt que 24h Chrono , je vous propose 31h … Ah oui comment est-ce possible ? Le Pérou, en été est 7h en retard par rapport à nous , 24+7‎ = 31 , exact Professeur Renard.









05:45 CEST - Roissy - Hôtel Novotel

J’ai dit que j’allais faire mieux que Jack Bauer , mais dans les faits on va quand même faire un peu moins que 31h , puis soyons honnête en 24h Jack ne pisse pas, ne dors pas, ne mange pas et ne change jamais de futal, moi je reste humain.
La nuit fut un peu courte, on s’est endormi devant le Grand Blond à la Chaussure noire , un vieux film très marrant plein de trouvailles , on en fait plus des comme ça.


Une fois n’est pas coutume tout le monde se lève rapidement à commencer par Valeria, 8 mois et toujours bien éveillée. Madame ne met pas trop à émerger , ni Emma , ma grande qui a 11 ans. Tout le monde comprends que c’est le grand jour.


Ce n’est pas notre premier voyage (sauf pour Valeria évidemment), mais celui là vous l’aurez compris à une saveur particulière, nous avons pris l’aller mais pas le retour, ce que je vous conte ici c’est un exil sans détour, est-ce par contrainte ou par amour ? Plutôt par la volonté que tout le monde se sente bien.


J’ai laissé beaucoup derrière moi, évidemment, et j’y reviendrai , mais je ne regrette rien, je laisse un monde derrière moi mais c’est pour en créer un autre.


Nous bouclons les valises , nous sortons tout de la chambre, la petite dernière dans le siège auto arrimé à la poussette. Voilà l’heure du Check-out. Prêts à décoller.


07:30 CEST - Roissy - Aéroport CDG
Avoir choisi un Hôtel près de l’Aéroport était un choix assez pratique, on a mis 10 minutes à aller au terminal , le Van nous aura coûté 30€ mais c’est beaucoup moins que si on était parti de notre appartement , que nous n’avons de toute façon plus.


Ce n’est pas trop ma coutume de faire dans le placement de produits ni dans les conseils pas cher mais je recommande Bolt, pratique pour trouver une mobilité en quelques minutes et sans se faire assassiner par les tarifs d’un taxi.


Ça m’a bien servi la veille pour amener les quelques 8 valises (!) à l’enregistrement, ça aussi au chapitre du bon à savoir , ça ne marche qu’avec les vols Air France qui partent de Roissy, mais la veille du vol entre 16:00 et 19:00 on peut aller enregistrer ses bagages pour le lendemain, du coup tu vas tranquillou-billou à l’embarquement avec tes seuls bagages à main.


Nous voilà donc au terminal 2E dans la file qui va aux portes d’embarquement, lundi matin oblige c’est plutôt chargé , mais forcément avec un bébé on est dans la file prioritaire, ce qui va nous faire gagner beaucoup de temps.


J’ai un souvenir épique de cette queue du terminal 2E qui mène aux contrôles passeport, j’avais pris un vol pour le travail vers la Roumanie (hors Sheingen à l’époque) en arrivant à 9h dans la file pour un vol à 10h30 , mais il m’avait fallu 1h pour l’avaler, j’étais arrivé à l’avion juste avant la fermeture des portes.


Cette fois ci , même prioritaire il y a un peu de queue mais c’est allé assez vite, il était 8:15 au moment de passer à la sécurité , un moment qui reste sportif avec 3 bagages cabines , 1 sac à main, 2 sac à dos et le sac à langer de la peque et la poussette qui doit également passer le portique.


Il est 8:30 une fois la porte passée , encore quelques couloirs , un train et le corridor des duty free et nous voilà à la porte d’embarquement. Il est 9h15. Ça va on est large. Petit détail gênant , on va manquer de couches pour le vol, pour trouver des bouteilles d’alcool et des parfums hors de prix il y a du choix … mais des couches …


Au final j’ai trouvé une boutique Relay qui vend un peu de tout , et ils avaient un kit bébé avec 3 couches et des lingettes , taille 3 alors que la petite est plutôt taille 4 mais ça ira . 8€ , pas donné mais c’est l’aéroport. Cela dit je ne comprends pas comment on ne trouve pas ça plus facilement , et pour ceux qui auraient des bébés plus grand ? On sacrifie un vieux t-shirt ?









10:20 CEST - AF500
Nous sommes montés dans l’avion , embarquement prioritaire bébé oblige. À la porte on s’est séparé du siège auto et de la poussette ainsi que de 2 bagages cabines qui vont voyager en soute, il nous reste un bagage cabine avec les jouets d’Emma, les sac à dos et un violon.


Voyager avec un bébé présente quelques petits avantages , on embarque parmi les premiers , on a aussi du prendre des places spéciales, au premier rang derrière la séparation avec la Premium Economy, c’est là qu’on doit s’installer pour bénéficier du berceau.


Pour des raisons de sécurité le berceau n’est pas installé dès l’embarquement mais en plein vol - l’enfant doit en outre avoir moins d’un an et peser moins de 10kg.


Particularité de ces sièges on a du coup plus de places et on peut allonger un peu les jambes, par contre la tablette ainsi que celle des repas , plutôt que d’être sur le siège de devant se déploient par le biais de bras télescopiques, un peu déroutant mais on s’y habitue.


C’est important d’être bien installés pour 12h20 de vol et je réalise que d’autres n’ont pas quand je vois le bibendum juste derrière moi dont les bras dépassent de moitié dans le couloir.


Initialement prévu pour 10:10 le décollage décalé à 10:40 n’aura lieu qu’à 11h soit presque une heure de retard, Valeria s’est endormie sur mes genoux elle n’a absolument rien senti du décollage.







12h de vol c’est toujours un peu long , mais c’est loin d’être mon premier , il y a des repas , des jeux, des films et Valeria qui veut toujours explorer un peu l’avion entre deux siestes. Un vol plutôt tranquille dans l’ensemble.


Le mauvais côté c’est que l’heure de retard concédée au décollage n’a pas été rattrapée (ce qui est parfois le cas sur du long courrier) ce qui va nous laisser un peu moins de 3h d’escale et donc un peu moins de repos que prévu … parce que oui le programme s’annonce quand même chargé.


Passer le contrôle migration, récupérer les bagages , passer l’éventuel contrôle douane , enregistrer les bagages sur le nouveau vol, vous vous en rendrez vite compte , 3h ce n’est pas si long.


16:30 (23:30 CEST) - Aéroport Jorge Chavez Lima

Je suis passé maintes fois par l’Aéroport de Lima, mais cette fois tout est nouveau, il faut préciser que l’Aéroport a fait peau neuve et pas qu’un peu , ils ont entrepris de refaire un tout nouveau terminal : même nom même endroit mais dans une structure nouvelle, l’ancien bâtiment est voué à l’abandon, le nouvel édifice à ouvert en 2025.


Du coup on arrive par des couloirs immenses qui débouchent sur les portiques de migration, bébé oblige on est prioritaires, quelques regards sur les passeports et on entre officiellement au Pérou.


Vient ensuite une épreuve toujours un peu stressante: la récupération des bagages avec 10 valises à récupérer.


Il y a toujours cette angoisse au début si jamais les bagages n’arrivaient pas , ça nous est arrivé une fois, où nous avions un vol pour Madrid parti avec 2h de retard et une traversée express de Barajas où on avait attrapé l’avion pour Lima de justesse, du coup on avait eu l’avion mais pas nos bagages , arrivés à Arequipa 4 jours plus tard.


Cela dit cette fois le Vol Air France était direct ce qui limite drastiquement les risques, les pertes de bagages étant le plus souvent dûs aux escales.


On attend tout de même 10 bonnes minutes avant de voir arriver la première valise , avec 4 chariots prêts à tout accueillir et Madame avec la petite dans les bras… en attendant la poussette, qui elle aussi a voyagé en soute.


La première valise arrivée nous sommes soulagés, si il y en a une il y a forcément les autres.


On finit par récupérer les 11 valises mais pas de nouvelles de la poussette et du siège auto. Je finis par demander à un agent de l’aéroport qui m’explique que les bagages hors gabarits sont reçus à un autre endroit dans une salle à côté … et effectivement les 2 objets attendaient sagement , mais j’ai perdu un bon quart d’heure à tergiverser.


Une fois tout récupéré il faut passer à l’étape suivante , pas facile de déplacer 4 chariots et une poussette avec 3 paires de bras… un peu d’assistance aurait été le bienvenue.


Après le tapis à bagage prochaine étape la douane - ce qu’il faut savoir du passage des douanes c’est que c’est aléatoire … au bon vouloir des agents.


J’ai failli passer au contrôle en arrivant avec le premier chariot , mais de voir les 3 autres derrière les a dissuadé … ouf.


Reste qu’entre le retard de l’avion et le temps passé à tout récupérer le temps presse , déjà 17:30 avec le départ du prochain avion à 19:20 … il va y avoir du sport!









17:30 (00:30 CEST) - Aéroport Jorge Chavez - Lima
L’aéroport de Lima a été totalement reconstruit , mais visiblement ils n’ont pas forcément bien pensé à tout. Les arrivées sont au premier étage , les départs au 3e , il y a bien des escaliers mécaniques pour aller aux étages supérieurs mais ils ne sont pas conçus pour des chariots à bagages seulement 2 petits ascenseurs permettent de le faire.


C’est là qu’une drôle de logistique se met en place , je fais monter Emma avec un chariot en lui demandant de garder un œil sur le chariot , laisse ma femme et Valeria en bas pour surveiller les chariots resté à l’étage inférieur, et moi de faire monter les chariots un à un.
Physique , long et pas forcément facile. D’autant qu’Emma n’a pas réussi à sortir de l’ascenseur… un chariot avec 4 valises c’est encore lourd pour elle.


Mais bon au final après 20 minutes de sport dans les ascenseurs on est tous en haut avec nos 4 chariots. C’est l’essentiel !


De là on lit les panneaux pour trouver le comptoir de Sky, on finit par embarquer toutes nos valises . Il est 18:30 , 50 minutes avant l’embarquement … mais débarrassé de toutes nos valises.


19:00 (03:00 CEST) - Aéroport Jorge Chavez - Lima
On a passé la sécurité assez vite , nous voilà à la porte de l’avion , pas eu franchement le temps de flâner à l’aéroport , tant pis !


Quelques tractations à l’embarquement , ils finissent par accepter que le violon passe sans frais mais refusent un élément du tapis de Valeria un peu long … mais bon nous voilà assis, et séparés ce qui est un peu désagréable , mais pour une heure ça ira.


De toute façon je suis tellement claqué que je me suis effondré comme une masse sur mon siège.


20:45 (03:45 CEST) - Aéroport Rodriguez Ballon - Arequipa
J’avais promis du Jack Bauer, on y est presque maintenant … 22h qu’on est debout, modulo quelques siestes !


Nous voilà enfin arrivés à destination , dernière sortie d’avion , à vérifier qu’on n’oublie rien. Dernière récupération des bagages , cette fois la poussette est restituée dès la sortie de l’appareil, déjà plus simple.


Une nouvelle fois à pousser nos 4 chariots mais seulement sur quelques mètres , le comité d’accueil est déjà prêt. mon beau père Julio , mon beau frère José et Christian son compagnon sont là pour nous.


L’heure des retrouvailles et d’un dernier tour de force logistique. La fin du périple est proche.


22:00 (05:00 CEST) Umacollo - Arequipa
Après avoir creusé nos méninges pour faire rentrer tout le monde et tous les bagages entre le SUV de Christian chargé comme une mule et un Taxi. nous voilà tous arrivés à la maison .


Le temps de tout rentrer et de se mettre au lit il est … 22:45 (5:45 heure de Paris) on l’a fait , 24h de lit à lit …






Bonne nuit à tous ! Et à très bientôt pour de nouvelles aventures.

lundi 12 octobre 2026

Préambule: La Rencontre des 2 mondes

 Bonjour , tout d'abord je me présente succintement je suis Lionel, on m'appelle aussi parfois Bob, je suis ingénieur qualité en informatique, j'ai 43 ans et je me suis lancé dans une drôle d'aventure.

 Je suis marié et père de 2 princesses, passionné de poésie, de contrepèteries (y en aura sans doute quelques unes, comme le titre du blog par exemple) et surtout, vous le comprendrez vite d'un pays: Le Pérou. Aie-je succombé aux mirages de l'eldorado où à un peu trop de Pisco, vous le verrez tantôt.

Aujourd'hui nous sommes le 12 Octobre 2026, ce n'est pas le début de mon périple, mais une date bien symbolique pour vous l'introduire et vous en donner les grandes lignes.

Le 12 Octobre est un jour bien particulier pour l'humanité puisque c'est le 12 Octobre 1492 que Christophe Colomb, pensant rejoindre les Indes en partant vers l'Ouest accoste sur une terre inconnue: Une île nouvelle appartenant à un continent nouveau que l'on nommera Amérique en référence à un autre navigateur aventurier Amerigo Vespucci, qui définira les contours de ce continent mystérieux, resté donc près de 15 siècles après J.C, totalement inconnu.

Le 12 Octobre est donc jour de fête nationale en Espagne et demeure férié dans de nombreux pays d'Amérique Latine avec différents noms, le Chili l'appelle poétiquement "La rencontre des 2 mondes"... mais pas au Pérou bizarrement, mais c'est parce qu'il y en a déjà un quelques jours avant, le 8 Octobre, pour commémorer une des batailles les plus emblématiques de la Guerre du Pacifique qui verra s'affronter le Pérou, la Bolivie et le Chili de 1878 à 1881. Ils ont choisi de privilégier leur histoire mais Christophe Colomb est bien sûr dans toutes les mémoires.


Moi, mon premier débarquement en terres andines remonte au 2 Janvier 2009, à l'époque j'avais voyagé seul et allait rejoindre à Arequipa Maritza, une fille rencontrée quelques années plus tôt à quelques détours de la toile ... c'était du temps de MSN, IRC, des temps immémoriaux pour ceux qui surfent sur la toile aujourd'hui.

C'était un voyage formidable, nous avions découvert Cusco, Macchu-Picchu, les plages de la côte et Lima entre autres, nous nous étions découverts aussi.



Puis de fil en aiguille, un 2nd voyage s'organisait, puis elle aussi est venue en France, vous devinez assez facilement la suite, on s'économisera en romantisme. En 2010 je la demandais en mariage, en 2011 nous nous sommes mariés, en France d'abord, mais aussi au Pérou pour nous unir devant Dieu.

Et depuis ce mariage 15 ans ont passé, établis en France et nous sommes devenus parents, d'Emma d'abord en 2014 et plus récemment de Valéria en Novembre 2025.

Le périple que je décrirai au travers de ce blog est en quelques sortes le "match retour" après 15 ans d'une vie harmonieuse - mais parfois tumultueuse - en France nous nous sommes décidés pour repartir au Pérou, pas via un simple aller retour, cela nous l'avons déjà fait a quelques reprises, mais via un aller simple. 

Ca veut dire tout plaquer, vendre la maison, couper les cordons, avec la famille, les amis, le travail... beaucoup diront qu'on a été fous. Mais après tout pourquoi pas ...

Donc, simplement, nous allons écrire l'histoire d'un aller simple en terres andines, et plus particulièrement à Arequipa.