Préambule: La Rencontre des 2 mondes

  B onjour , tout d'abord je me présente succintement je suis Lionel, on m'appelle aussi parfois Bob, je suis ingénieur qualité en i...

vendredi 30 octobre 2026

Episode 2: Decir Adios ... es crecer

 Dire adieu, c'est grandir
d'après une chanson de Gustavo Cerati, rockeur argentin et ex-membre du groupe Soda Stereo.
Adios ... a écouter ici


Encore un retour en arrière, mais après je vous promets qu'on va voyager tous ensemble du coté de la Cité Blanche, la ville, ses coutumes, ses particularités, les curiosités , et les différentes péripéties d'un Bob qui défie les Zens... 

Parce que ce n'est pas que je sois un grand nostalgique, mais avoir effectué toute une chrysalide en seulement quelques jours, c'est aussi quelque chose.

Et oui c'est ça de ...
 Partir un jour, sans retour, effacer notre amour, sans se retourner, ne rien regretter, garder les instants qu'on a volé ... (Et hop ça y est vous avez un standard des années 90 dans la tête avec les paroles guimauves et la chorée délurée des 2Be3 dans la tête, c'était gratuit et complètement délibéré, toujours généreux le Bob!)

Allez et si vous ne connaissez toujours pas, branchez vous sur ce lien. 

 Le Bob qui quitte la zone c'est ça: 
   (o) Quitter son travail le Mardi, les collègues mais aussi la Tour de l'Abîme
   (o) Laisser partir ses cartons le Mercredi
   (o) Vider l'appart le Jeudi
   (o) Laisser les clés de l'appart et de la voiture le Vendredi
   (o) Et enfin, le Lundi, un grand périple de plus de 12h en avion...

Si je vous ai d'ores et déjà raconté la dernière étape de ce Pentathlon atypique, je m'en fais vous raconter les épreuves d'avant.

 Mardi 28 Juillet: Elvis has left the building

Je ne vous le cache pas, et c'est sans aucune lèche que je le dis avec le recul, c'est bien celle là l'étape qui fut la plus douloureuse.



          En tout cas, j'aurais été productif jusqu'au bout, fait rare, et aussi parce qu'on était en comité un peu plus restreint, on a même fait un vrai scrum, d'habitude on fait ça devant notre PC avec notre café et notre casque, aussi parce qu'il y a toujours un coéquipier en distant (quoique c'est arrivé de le faire ainsi alors qu'on était tous à la tour...) , donc on s'est livré au rituel classique ... qu'est ce qu'on a fait la veille, qu'est ce qu'on fera demain etc..., avec Maciej et Antonio dans l'espace cafet, avec les croissants, je ne pouvais quand même pas partir sans payer ma tournée.

          Puis petit à petit j'ai dit au revoir à un petit peu tout: à IntelliJ, à Git, à Jira, à Teams ... et même au PC Pro, parti en wipe à la fin de l'après-midi. Pour les collègues, il y en a pas mal que j'ai croisé, d'autres aussi que j'ai dû quitter un peu avant. Parce qu'évidemment ce qui est délicat d'un départ fin Juillet, c'est que la moitié sont déjà partis en vacances. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai fait un pot en 2 fois ... drôle d'organisation, mais je ne pouvais pas avoir tous les collègues avec qui j'ai aimé travailler en une seule fois. Donc les derniers aveux se feront au bar plutôt qu'à l'IT Bar.

        J'ai quand même gardé mon clavier, ma souris et mon sac à dos, j'ai d'ailleurs un ancien PC de la boîte avec lequel je vous écris^^. 

        Encore un grand merci à tous ceux qui m'ont accompagné dans cette grande aventure qu'était Axway, 20 ans avec trop de belles choses à raconter, mais là il faudrait ouvrir d'autres blogs. En tout cas la vraie fin de cette aventure là était au Forum, au pied de notre ancienne tour, avec notamment Captain Maciej et l'incontournable ZZ Zubizaretta a qui je dois encore l'amour de ces contrepèteries qui sont le tout de mon cru. Et je salue au passage tous ceux qui étaient là au premier tour.

        La bière m'a évité d'être trop émotif et de partir sans trop réaliser que j'ai laissé 20 ans de carrière derrière moi. Dernier au revoir ou début d'une longue pause qui se finira un jour, ça, au jour d'aujourd'hui (si je puis me permettre cette formule pléonasmique) , je suis encore incapable de statuer.

        Je n'ai pas regardé en hier, je n'ai pas hésité à emboiter le pas, et pourtant, vous le savez, Bob hésite.

       Est-ce que ça me fera drôle le lendemain, quand j'aurais enfin réalisé... en fait je n'aurai même pas le temps. L'agenda est chargé jusqu'au jour du vrai départ.

Mercredi 29 Juillet: Carton plein

     Et quand je dis que c'est chargé, c'est qu'à partir de ce point, il n'y aura plus vraiment de repos. Ca commence à 9:00 avec le camion de déménagement qui va emporter toutes les petites affaires qui partiront aussi voir les paysages andins, et même si on visait "petit", on va emporter quand même la bagatelle de 60 cartons, parce que ça, même si je ne suis pas expert en déménagement, ça va une vitesse impressionnante: même après avoir bien trié les livres il en reste quelques étals, surtout les livres d'ailleurs, Emma et sa collection complète des "Mortelle Adèle", mes 15-20 BD des Schtroumpfs (mon péché mignon) n'en sont qu'une petite partie ... en fait c'est surtout les livres de madame, sur le tourisme, sur l'art, sur Paris etc... qui ont la part belle. 

    On va rajouter une imprimante, un vélo, quelques vêtements, 2 valises qui ne partiront pas avec nous, 2 ou 3 meubles, et aussi toutes les peluches d'Emma, et on a quelque chose comme 5m3 à faire partir, mine de rien.

    Le camion n'arrivera qu'à 10h, mais en attendant, il y a de l'effervescence, on emballe ce qu'il reste à emballer, on cherche à caser dans les valises ce qu'il reste, mieux je me suis retrouvé à acheter quelques valises supplémentaires en urgence, on veut être sur de ne rien oublier d'important.



  Il est environ 13h lorsque le camion repart vers de nouvelles aventures, et donc nos 5 mètres cubes qui vont s'embarquer, eux aussi, vers un long périple (qui continue toujours pour l'heure, ça aussi sera une belle histoire à vous raconter ... soon come).

  Reste à faire avec le reste, et là on va compter sur quelques amis, Tatie en particulier, l'ancienne nounou d'Emma, qui aura un rôle assez central.

Jeudi 30 Juillet: Le grand vide !

  Tout d'abord une bonne nouvelle que j'ai reçu quelques jours avant le grand tohu-bohu, la future propriétaire propose que je laisse quelques meubles, ce sera ça de moins à bazarder. Mais la mission est simple d'ici Vendredi matin. Vider chaque pièce, chaque placard, chaque tiroir, ne rien laisser de personnel, et la question qu'on se sera posé 180 fois: ça part ou ça va à au rebut. 

   Cette mission va commencer le Mercredi, juste après le départ du camion. Et c'est là qu'arrive Tatie pour nous prêter main forte. Elle va aussi récupèrer aussi beaucoup de choses. 

    Je précise que je n'ai pas compté entre Mercredi et Jeudi: 
  • les aller-retours au local poubelle ou à la déchetterie
  • le nombre d'étages montés et descendus
  • les aller-retours à la maison de Tatie (heureusement pas bien loin)
  • les litres de sueurs émis
  • la quantité de babioles qui ont ainsi quitté la maison.
   Evidemment pour ce qu'on a gardé on avait une autre équation: il faut que ça tienne dans les valises, en volume et en poids. D'où les achats de valises, sinon on n'y arrivait pas.

     Du coup j'ai aussi oublié le nombre d'heures passées à jouer au Tétris.

    Le Mercredi soir, on s'offre déjà une pause bien venue: Tatie, elle aussi Péruvienne, nous propose de nous détendre autour d'un bon Aji de Gallina, un plat péruvien typique, à base de poulet arrosé d'une sauce jaune épicée et généreuse. Ca fait du bien une bonne pause.

       



    Mais le jeudi matin, ça reprend là aussi vers 8:30-9:00, j'avais donné rendez vous à une équipe de ramassage des électro-ménagers, ça permet de se débarrasser proprement des gros électro-ménagers, qui iront dans des collectes appropriées (je suis un peu écolo par moment). Ca évite surtout de s'esquinter le dos à les sortir soi-même ... et surtout c'est gratuit ! ( jedonnemonelectromenager.fr) 

    Quelques petits bémols sur l'opération, ils sont arrivés un peu en retard et m'ont ouvertement engueulé quand ils ont vu que l'arrivée d'eau et l'évacuation du lave-linge n'étaient pas débranchés. Du coup le lave-linge est resté, pas grave.

    Pendant ce temps là l'opération se poursuit, on aura aussi un coup de main de Souad, notre aide ménagère, qui va aussi récupérer un paquet de choses. 

      Le jeudi en milieu d'après-midi, les dernières valises sont remplies, les pièces déjà bien vidées. Nous décidons le procéder en 2 fois pour emmener les choses à l'hotel, un premier voyage que je fais seul avec un max de bagages que je laisse à la bagagerie, et un deuxième qu'on fera ensuite, en famille et avec les bagages qui n'auront pas pu aller dans le premier voyage. Encore du sport.

    En début de soirée on attend le mari de Souad avec son camion pour débarquer leur partie des choses, et on peut enfin partir.

    Il est 21h quand on part avec le reste des bagages direction l'hôtel à Roissy, où on va forcément bien dormir.

 Vendredi 31 Juillet: Il ne reste plus que le reste

   Et pour le Vendredi, encore un grand jour au niveau des émotions.
   
   Encore une fois ça commence tôt, j'ai rendez-vous à 8h45 chez moi ... ou ce qu'on appellera chez moi pour encore quelques heures. Je pars seul, je laisse Madame à la chambre avec les filles.

   Au programme un dernier état des lieux avec relevé des compteurs électricité/gaz. Un peu stressant comme exercice, mais tout va bien. J'en profite pour voir si il ne reste pas 2-3 trucs à la maison que je n'aurais pas ramassé. 

  A 10h c'est le rendez-vous avec le notaire. Petit malaise quand il me demande où est Madame , mais j'explique que j'ai préféré les laisser à l'hôtel, compréhensible avec un petit ange de 8 mois à peine. 

  Le notaire trouve vite une solution pour que Madame puisse signer numériquement les papiers. La technologie nous sauve.
   De là il fait son travail, énumère l'acte de vente pendant que je m'amuse avec les 4 trousseau de clés pour garder de mon côté les porte clés et les clés qui ne sont pas de la maison.

 Il est 11h30 quand la transaction est actée. Me voilà sans maison, mais forcément avec beaucoup d'espoir.

 Je retourne à Roissy et on déjeune en famille dans un resto de Sushis (Sushi Way) à Aeroville, à 1 km de l'hôtel. Un de ces resto marrants avec une sorte de train qui amène les plats, il y en a un aussi à la Défense, à tester, c'est assez chouette, et la qualité des plats est assez correcte.

 De là, il faut tout de même que je retourne à Herblay pour laisser la voiture. 
 Là aussi c'est une formalité, mais il faut savoir certaines choses si vous avez une voiture en LOA: 
 - Oui, vous pouvez la restituer même si le véhicule n'est pas en fin de contrat (ça m'aura éviter de m'embarasser avec une vente!)
 - Dans ce cas, les indemnités peuvent douiller dans le cas où vous ne reprenez pas de voiture derrière, la douloureuse est calculée en prenant en compte une valeur supposée du véhicule, et représente le manque à gagner potentiel de la concession par rapport à une reprise à terme ... mais pour faire simple et ne pas avoir mal à la tête, ça revient à verser peu-ou-prou l'équivalent des loyers manquants ... je ne donnerai pas de chiffres, mais ça fait mal au slip. 

   Donc si vous projetez d'abandonner du jour au lendemain une voiture en LLD, faites en sorte que ce soit à la fin ;)

 Et de là, me voilà débarrassé de toutes mes clés, et je vais devoir faire avec un taxi (Bolt) pour revenir à l'hôtel, débarrassé de toutes mes attaches, enfin presque toutes. Au moins, je vais pouvoir me reposer quelques jours, et en famille surtout.



La bise à tous, et à très bientôt pour la suite de mes aventures.

         







  

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